
Réunis du 23 au 25 mars 2026 dans la capitale mauritanienne, les représentants des collectivités territoriales africaines ont posé les jalons d’une nouvelle étape dans la gouvernance locale du continent. L’Assemblée générale élective de CGLU Afrique s’est imposée comme un moment stratégique de réflexion et d’orientation.
Une convergence autour des défis du continent
À Nouakchott, élus locaux, partenaires techniques et institutions internationales ont confronté leurs visions autour des grandes mutations qui traversent l’Afrique. Décentralisation, urbanisation rapide, résilience climatique et intégration régionale ont structuré des échanges marqués par un consensus : les territoires sont au cœur des réponses à construire.
Présidant l’ouverture, le ministre mauritanien de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Lemine, a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance de proximité pour améliorer l’efficacité des politiques publiques et répondre aux attentes des populations.

Le temps de la consolidation institutionnelle
La présentation du bilan de la présidente sortante, Fatimetou Abdelmalick, a mis en lumière un mandat consacré à la stabilisation et à la relance de l’organisation. Face à des défis internes, CGLU Afrique a su restaurer sa crédibilité et consolider ses bases opérationnelles.
Une dynamique saluée par les participants, qui y voient un socle solide pour engager une nouvelle phase d’expansion et d’influence à l’échelle continentale.
Coopération territoriale : une réponse aux crises multidimensionnelles
Les débats ont accordé une place centrale à la coopération décentralisée et à la diplomatie des villes. Dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, climatiques et migratoires, les collectivités sont appelées à mutualiser leurs ressources et à innover dans leurs partenariats.
L’exemple du Fonds africain d’appui à la coopération décentralisée internationale (FACDI), porté par le Maroc, a illustré les mécanismes susceptibles d’accompagner cette dynamique.
Vers une nouvelle feuille de route continentale
Au terme des travaux, une orientation claire se dégage : renforcer le rôle des collectivités territoriales comme moteurs du développement durable et de l’intégration africaine. CGLU Afrique entend désormais capitaliser sur ses acquis pour porter une vision plus ambitieuse, ancrée dans les réalités locales et tournée vers l’action.